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Reconnaître les asanas et autres postures – Partie 2

Second volet de la galerie des postures assises des personnages et déités bouddhiques, consacré à la posture debout et aux couchées.

Les principales postures statiques sont de trois ordres : la posture droite (samabhanga) appelée samapadasana, en légère flexion (dvibhanga) ou en triple flexion (tribhanga).
Les postures dynamiques présentent des personnages penchés vers la gauche (aliḍha), vers la droite (pratyalidha), en équilibre sur une jambe (urdhvapada) ou marchant.

1-Les postures debout statiques

La posture statique droite, samapadasana 

Dans la posture statique droite, samapadasana, le corps est droit et équilibré, les jambes verticales sont légèrement écartées, le poids du corps est réparti équitablement sur les deux pieds.

Samapadasana

La posture statique en légère flexion, dvibhangasana

La posture est très proche de la précédente, la seule différence vient du poids du corps qui sera légèrement reporté sur l’une des deux jambes, ici la droite, ce qui provoque un léger déhanchement.

Dvibhangasana

La posture statique en triple flexion, tribhangasana

La tête est inclinée sur un côté, la ligne du buste prend l’inclinaison opposée et le bas du corps penche vers le même côté que la tête.

Tribhangasana

2-Les postures debout dynamiques

La posture fléchie vers la gauche

La posture alidhasana est une attitude debout, jambe gauche fléchie, jambe droite tendue, elle est le symbole de l’héroïsme. L’illustration choisie montre la ḍakini Vajrayogini, déesse courroucée, émanation de Ratnasambhava.

Alishasana

La posture fléchie vers la droite

L’attitude inverse ou pratyalidhasana présente le personnage avec la jambe droite fléchie et la jambe gauche tendue ; elle est le symbole de la destruction et, à ce titre, est adoptée par de nombreuses divinités courroucées comme Bhairava, Hayagriva, Hevajra, Kalacakra, ou Mahakala.

Pratyalidhasana

Dans la posture appelée ardhaparyankasana ou urdhvapada, la jambe gauche est fléchie, elle porte le poids du corps, la jambe droite est repliée presque à l’horizontale. On la trouve au Cambodge, en Chine et au Tibet.

Lorsqu’elle est adoptée par des personnages paisibles, on parle d’attitude dansante, elle trouverait ses origines auprès de Siva dansant ; elle symbolise alors, tout comme la posture lalitasana, la sérénité.

Cette posture est également adoptée par des déités courroucées (certaines formes d’Hevajra, d’Heruka et de ḍakini) qui piétinent des personnages subjugués.

Ardhaparyankasana

3-Le Bouddha marchant 

Le dernier exemple retenu de posture dynamique est celle adoptée par les Bouddhas marchant que l’on trouve surtout en Thaïlande et au Laos. Les Bouddhas marchant semblent apparaître en Thaïlande au royaume du Lan Na et à Sukhothaï.

Bouddha marchant

4-Les postures couchées (ou sayanas)

Nous pouvons observer trois grandes catégories de postures couchées, la plus célèbre est celle adoptée pour les représentations de Shakyamuni lors de son parinirvana, la seconde est celle de la reine Mayadevi lors de la conception de Siddharta par l’éléphant blanc et enfin les déités ou personnages subjugués.

Le parinirvana

Lors de la représentation de son parinirvana, Shakyamuni est allongé sur le côté, sa main droite soutient la tête, le bras et la main gauche sont allongés sur le corps. Cette posture est adoptée dans tous les pays pratiquant le bouddhisme, tous les styles d’art bouddhique et toutes les écoles. Plus que tout autre sujet, ce thème a toujours fait l’objet de sculptures de toute taille, y compris monumentale.

Parinirvana (Buddha Pala, Indian Museum, Kolkata, Xe siècle)
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Le rêve de Maya et la conception de Siddharta

« Le bodhisattva étant descendu de l’excellent séjour du tusita (…) entra dans le sein de sa mère par le flanc droit (…) sous la figure d’un petit éléphant blanc à six défenses, à la tête couleur de la cochenille, ayant les dents comme une ligne d’or ». Extrait du Lalitavistarasutra, chap. VI.

Le rêve de Maya

En partenariat avec l’Institut d’Études Bouddhiques (https://bouddhismes.net/)

Notes

Image d’ouverture : la princesse Mandarava, l’une des épouses de Padmasambhava, en ardhaparyankasana. Peinture contemporaine (©DR)

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