Quels sont les liens connus entre le bouddhisme et les neurosciences ?

- par Henry Oudin

Publié le

Le bouddhisme était au départ une doctrine philosophique basée sur l’étude de la psychologie humaine par le Bouddha. En procédant à une analyse particulièrement fine sur les composants de ce que l’on peut appeler l’ego, la personnalité humaine, qui sont les cinq agrégats (khandha en pali), c’est-à-dire « corporéalité », sensations, perception, formations mentales et conscience, il a pointé du doigt les origines de la souffrance, qui sont certaines formations mentales entraînant, par la loi de cause à effet, d’autres que nous appelons aujourd’hui les émotions négatives.

Les études neuro-scientifiques dans la méditation de « pleine conscience » ont confirmé l’existence de modifications anatomiques et fonctionnelles à long terme chez les méditants expérimentés, comme l’augmentation de l’épaisseur de certaines zones du cortex (ce qui signifie un rajeunissement du cerveau), ainsi qu’un renforcement de certaines connectivités cérébrales.

À partir de là, il a tiré une leçon de vie pratique, qui n’est autre qu’une psychothérapie, c’est-à-dire un entraînement mental que chacun peut suivre soi-même, et en recueillir les bénéfices. Il s’agit d’une véritable démarche scientifique, et c’est pour cela que l’on découvre aujourd’hui les liens étroits entre le bouddhisme et la psychologie moderne, relayée par les neurosciences.

En effet, les neurosciences, apparues seulement au début du siècle dernier, ont fait des pas de géant en quelques dizaines d’années, grâce aux progrès de l’imagerie médicale et des explorations fonctionnelles, et ont permis de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Les études neuro-scientifiques dans la méditation de « pleine conscience » ont confirmé l’existence de modifications anatomiques et fonctionnelles à long terme chez les méditants expérimentés, comme l’augmentation de l’épaisseur de certaines zones du cortex (ce qui signifie un rajeunissement du cerveau), ainsi qu’un renforcement de certaines connectivités cérébrales, agissant aussi bien sur les fonctions affectives que cognitives.

De plus, on arrive aujourd’hui à expliquer comment agit la méditation : en fixant l’attention sur ce que l’on perçoit à l’instant présent (ce que le Bouddha appelait la « juste attention », samma-sati), on fait disparaître le « vagabondage mental », où l’esprit est entraîné par l’imagination, dans le passé et le futur. Or, un excès de vagabondage mental est souvent source d’anxiété et de troubles de l’humeur, si bien qu’en le chassant régulièrement, la « pleine conscience » permet de rétablir le calme et la sérénité.

Photo of author

Henry Oudin

Henry Oudin est un érudit du bouddhisme, un aventurier spirituel et un journaliste. Il est un chercheur passionné des profondeurs de la sagesse bouddhiste, et voyage régulièrement pour en apprendre davantage sur le bouddhisme et les cultures spirituelles. En partageant ses connaissances et ses expériences de vie sur Bouddha News, Henry espère inspirer les autres à embrasser des modes de vie plus spirituels et plus conscients.

Laisser un commentaire