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Du mal au bien. De la souffrance au bonheur. Jésus et Bouddha. Deux chemins pour un même sommet. Marc Puissant

Marc Puissant nous invite, dans son livre, Du mal au bien. De la souffrance au bonheur, à un voyage initiatique. Il propose à ses lecteurs de se mettre en mouvement pour cheminer, chacun, vers leur propre accomplissement.  C’est un itinéraire spirituel, une quête de sens émaillée de chutes « dans la boue » (errance, dépression, prises de drogue) et d’un long travail intérieur sur soi (psychanalyse jungienne, peinture et sculpture) que nous livre ici, sans fard et sans fausse pudeur, Marc Puissant. Une quête d’absolu qui aboutira à quelques rencontres déterminantes qui lui permettront, peu à peu, de reprendre pied et de retrouver sa joie de vivre : celles de Swami Chidananda, d’Arnaud Desjardins, de Karl Grief Durckeim et d’Annick de Souzenelle, suivie en 1966, par celle de Thich Nhat Hanh, qui fut pour lui « un grand cadeau et une révélation ». Il décrit cette rencontre avec le moine zen vietnamien, militant pour la paix et chantre d’un bouddhisme engagé, comme « un souffle nouveau faisant tomber de nombreuses peurs (…) et donnant vraiment un sens à ma vie ». Grâce à Annick de Souzenelle et après quelques plongées dans ses livres, il redécouvre la Bible, « chemin de conversion du cœur menant à l’amour de Dieu et du prochain ». « Une bonne nouvelle », malheureusement affadie par le catholicisme romain, qui serait, aux yeux de l’auteur, appelé à disparaître pour permettre au message décapant du Christ de renaître.

Sortir de notre long sommeil 

Celui qui est devenu un enseignant du Dharma fournit, dans cet ouvrage, au lecteur qui voudra bien s’en emparer, un guide didactique et pratique pour progresser sur la voie du Bouddha, qui est un véritable chemin de transformation et de guérison. « Il offre une compréhension rafraîchie du concept de non-dualité, grâce à une approche poétique des thèmes de la montée et de la descente – à l’image des anges sur l’échelle de Jacob – et nous convie ainsi à sortir de notre long sommeil », insistent, dans la préface, les sœurs Dao Nghiêm et Su Nghiem.

« Deviens ce que tu es. »

C’est l’ignorance de notre vraie nature qui nous fait nous croire séparés, coupés de notre source, des autres et du monde, étaye Marc Puissant, dans un paragraphe consacré aux Trois Poisons. Il s’emploie, dans ce livre, comme l’y invitait son Maître Thich Nhat Hanh, à jeter des ponts entre le bouddhisme et le christianisme. Dans les deux traditions, poursuit-il, « le mal comme la souffrance peuvent devenir source de lumière ». Ces deux traditions offrent, selon lui, un chemin – chemin qui pour le Bouddha conduit de l’endormissement ou de l’ignorance à l’Éveil – et une rencontre avec « un plus vaste que notre petit moi ».

Celui qui dit s’être « désintoxiqué » du christianisme de son enfance grâce au bouddhisme, nous propose, dans un dernier chapitre, de jeter un nouveau regard sur la Bible et sur le péché, pour l’alléger de sa charge culpabilisante et mortifère. Le péché ? « C’est une erreur de visée », une erreur due à l’ignorance, écrit-il, en prenant appui sur la pensée d’Annick de Souzenelle, « l’expression d’une fermeture sur soi et d’une difficulté à s’ouvrir à l’amour et au don »

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