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C comme chaos et contentement

Comment réagir face aux retournements de situation et accepter l’imprévu ?

Vous est-il arrivé d’avoir l’impression de ne plus rien maîtriser ? Un peu comme si quelqu’un avait pris les commandes de votre agenda sans vous consulter et que cette « entité non identifiée » savait mieux que vous ce que vous deviez faire et avec qui. C’est exactement ce qui s’est passé pour moi cet été, m’offrant ainsi in situ un stage intensif de lâcher-prise. Quelque chose me dit que cette expérience pourrait aider quelques maniaques du contrôle dans mon genre...

2019, l’été de tous les chaos ?

Explications. Depuis que je cumule les emplois (à la ville comme à la maison), j’ai pris l’habitude de préparer l’été bien en avance afin de concilier au mieux les contraintes et les désirs de tous les membres de la famille. Y compris les miens, je ne suis pas du genre à m’oublier. Une fois que tout est réservé, je me sens plus légère, libérée d’une partie de cette fameuse charge mentale qui incombe la plupart du temps à cette fabuleuse moitié de l’humanité que l’on appelle les femmes. Alors, quand rien ne se passe comme prévu, les émotions telles que la colère, l’agacement, la frustration et l’injustice se bousculent au portillon ! J’ai râlé et geint en encaissant les premières contrariétés qui se sont manifestées dès juillet et réalisé, heureusement assez vite, que si je ne changeais pas d’état d’esprit, l’été 2019 resterait dans ma mémoire comme celui de tous les chaos.

Pourquoi ai-je trouvé si difficile d’accepter ce qui était pour tenter d’en faire quelque chose, plutôt que de m’en plaindre et de regretter ce qui n’était pas ?

Car même si les retournements de situation - les « plot twist », comme les appellent les scénaristes - se sont succédé à un rythme qui aurait été peu crédible dans une série télévisée, faire du vélo en Auvergne, à la place d’un stage de yoga à Ramatuelle, ce n’est pas non plus ce que l’on peut appeler une punition divine. Pas plus que de passer une semaine en famille plutôt que seule avec Monsieur. Alors pourquoi ai-je trouvé si difficile d’accepter ce qui était pour tenter d’en faire quelque chose, plutôt que de m’en plaindre et de regretter ce qui n’était pas ?

Parce que ce n’est pas naturel de prendre le pouvoir sur nos émotions. Parce qu’il faut d’abord les reconnaître, en étant vigilante et honnête envers soi-même. Parce qu’il ne faut pas les bloquer, mais ne pas y céder non plus. Parce que je suis française et de surcroît parisienne, donc forcément parfaite (!), et que si j’ai organisé quelque chose, c’est forcément parce que c’était ce qu’il y avait de mieux pour tout le monde ! À la question : « Ego, es-tu là ? », j’ai entendu un « oui » assourdissant et il m’a bien fallu admettre que je devais apprendre à lâcher et à accepter ce qui est.

Pratiquer l’art du contentement

Pour y parvenir, je me suis mise à pratiquer quotidiennement l’art du contentement. J’y suis arrivée, vous allez donc y arriver aussi !

Exercice.

Pour mettre le bouton de votre mental sur pause, respirez profondément et observez ce que vous êtes en train de faire, où vous êtes et avec qui. Sentez vos appuis sur le siège qui vous accueille, sa stabilité et, par son biais, votre ancrage sur le sol. Puis, prêtez une oreille attentive aux sons qui vous entourent, aux voix, à la sirène au loin ou au vent dans les feuilles des arbres… Goûtez l’instant, de tous vos sens.

Quand vous êtes ainsi installé dans le présent, en confiance, en vous-même et dans l’espace que vous habitez, vous êtes détendu. Un sourire peut même se dessiner spontanément sur vos lèvres…

Vous êtes bien, là, ici et maintenant. Simplement et totalement vivant. Alors, tout dans votre vie, vous apparaît comme étant juste. Vous êtes à la place qui vous attendait depuis toujours.

Kara Molinari Kara Molinari est avant tout une chercheuse passionnée. Depuis son adolescence, elle s’interroge sur question la plus métaphysique qui soit : qu’est-ce que l’homme ? Diplômée d’un Master en Histoire et d’un Master 2 en Lire +
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