©DR (a)

Reconnaître les « Gardiens des directions » : les lokapalas – Partie 1

Légendes, traditions, fonctions protectrices et iconographie : qui sont les souverains tibétains symboliques des espaces cardinaux ?

Les « Gardiens des directions » - appelés, en sanskrit, lokapalas - sont, en Asie, les souverains des espaces cardinaux qui leur sont affectés ; ils sont, à ce titre, chargés de protéger les fidèles des dangers liés aux directions qu’ils protègent.

L’histoire de leur origine se perd dans la nuit des temps ; elle prend sa source dans les traditions de plusieurs pays, ce qui a entraîné une évolution de leurs caractéristiques, fonctions et attributs, et une augmentation de leur nombre avec la création de gardiens affectés à la protection de tout point de l’espace.

Les gardiens des directions sont un parfait exemple du processus d’élaboration de nombre de personnages et de déités du panthéon bouddhiste. Au cours de périodes séculaires, leurs fonctions, leur iconographie, se sont enrichies des traditions locales, des croyances et religions indigènes, issues d’un vaste espace qui s’étend de l’Asie centrale à l’Asie orientale.

Présentation générale

Dans la tradition indienne brahmanique et hindoue, on les appelle les dikpalas ; on trouve Indra à l’est, Agni au sud-est, Yama au sud, Nirriti au sud-ouest, Varuna à l’ouest, Vayu au nord-ouest, Kubera au nord et Isana au nord-est ; il s’agit des principaux gardiens-déités car il existe des variantes attachées à d’autres traditions à l’exemple de Surya, de Pavana, de Soma…

Dans la cosmologie traditionnelle chinoise, ces gardiens sont au croisement des traditions indiennes et des anciennes croyances taoïstes : à l’est Qing Long est illustré par un dragon bleu ou parfois vert ; au sud, Zhu Que est un oiseau-phénix rouge orangé ; au nord, Xuan Wu est une tortue noire parfois enlacée par un serpent ; à l’ouest, Bai Hu est un tigre blanc. Enfin, au centre, Qilin est une licorne jaune. Il existe d’autres traditions dans la Chine ancienne prébouddhiste ; parmi les plus célèbres nous trouvons Kou-mang à l’est, Chu-yung au sud, Yü-chiang au nord, et Ju-shou à l’ouest (1).

Dans le bouddhisme, on désigne les quatre gardiens par les noms de loka-pala (« gardien(s) du monde »), de catur-maha-raja (« quatre grands rois ») ou parfois simplement de maha-raja (« grands rois ») ; ce sont les « défenseurs du monde », les « rois célestes gardiens des directions », les quatre « protecteurs du Dharma » ; ce sont Vaisravana au nord, Dhrtarastra à l’est, Virudhaka au sud et Virupaksa à l’ouest.

Postérieurement à l’institutionnalisation de ces grands rois gardiens des quatre directions cardinales, des développements ont multiplié le nombre de ces gardiens ; en ajoutant les directions intermédiaires des nord-est, nord-ouest, sud-est et sud-ouest, on est à huit directions (ou asta-loka-pala) ; enfin en ajoutant le zénith et le nadir les gardiens passent au nombre de dix (ou dasadig-loka-pala).

Il convient de bien différencier les gardiens des quatre Orients, les lokapalas, dont les sculptures ou peintures sont généralement situées aux portes des temples, et les gardiens des temples, ou dvarapalas (litt. « gardien de porte »), dont l’emplacement est identique et l’iconographie proche. Le Japon nous en fournit une illustration : issus de la cosmologie traditionnelle nippone, deux rois-gardiens (2) ou Ni-o appelés Misshaku Kongo (ou Agyo) et Naraen Kongo (ou Ungyo), censés avoir été des disciples du Bouddha Gautama et l’avoir protégé, sont régulièrement représentés depuis le VIIIe siècle aux portes des temples pour éloigner les mauvais esprits et les démons ; ils possèdent une forme courroucée et, parfois, des attributs identiques à ceux de gardiens des directions.

Daisho-in - Misshaku Kongo (ou Agyo) - île de Miyajima & Naraen Kongo (ou Ungyo) – Koyasan
©G.Bellocq

Ces géants courroucés à la musculature prononcée et simplement vêtus d’un pagne se trouvent de part et d’autre de la porte principale de presque tous les temples du Japon. Selon les textes, ils sont des manifestations de Vajrapaṇi ou de Mahasthamaprapta, bodhisattva assistant d’Amitabha. Agyo, bouche ouverte, est située à droite de la porte, de sa bouche ouverte il génère le vent et prononce la syllabe Ah, symbole de la naissance ; Ungyo, bouche fermée, est situé à gauche et murmure la syllabe Un, symbole de la mort. « Ils écartent les mauvais esprits, les voleurs et protègent les enfants » (3).

Les légendes sur l’origine des lokapalas sont nombreuses. L’une des plus célèbres (4) raconte qu’à la création du monde, deux rois nagas vivaient dans les montagnes ; étant harcelés par deux rois garudas, ils décidèrent de se réfugier auprès du Bouddha de leur temps, Kasyapa. Ils en retirèrent une force exceptionnelle qui fit l’admiration des garudas ; ceux-ci leur demandèrent l’origine de cette énergie et ayant appris la cause, ils décidèrent de se convertir aux enseignements du Bouddha. Après avoir prononcé leurs vœux, ils décidèrent de se mettre au service du prochain Bouddha, Gautama, et c’est ainsi que les deux nagas devinrent Vaisravana et Virupaksa et les deux garudas, Dhrtarastra et Virudhaka.

Les récits légendaires abondent dans la littérature et les gardiens interviennent tout au long de la vie de Gautama. Lorsque la mère du futur Bouddha était enceinte, ils venaient toutes les nuits effectuer des circumambulations autour de la reine Maya ; ils recueillent l’enfant à sa naissance dans un linge ; lorsque le jeune prince Siddhartha décide de quitter la vie mondaine de Kapilavastu, ils soutiennent les sabots de son cheval Khantaka pour éviter de réveiller les habitants ; ils l’installent sur un trône de jade ; ils lui offrent des bols de nourriture après son illumination ; ils sont enfin présents lors de son parinirvana.

Leurs représentations figurent, en partie ou en totalité, dans les plus anciennes iconographies bouddhiques : sur la barrière du stupa de Bharhut (IIe siècle avant notre ère), sur les portes (torana) du stupa de Sanci (Ier siècle avant notre ère), dans des statues du Gandhara (premiers siècles de notre ère), dans les plus anciennes grottes des oasis de la route de la soie (IVe siècle), dans des monastères d’Asie centrale (Balkh, VIe siècle), sur des bannières trouvées dans les grottes de Dunhuang…

Les cinq dvarapala de Sanci encore en place au pied des piliers des torana du nord, de l'est et de l'ouest du stupa n° 1

En l’état actuel de nos connaissances, ils ne semblent pas être représentés en Chine puis en Corée et au Japon avant le VIe siècle et dans la sphère du bouddhisme tibétain avant les XIIIe ou XIVe siècles. Ainsi le plus ancien temple connu au Japon serait le Shi Tenno-ji d’Osaka construit, en 593 par le prince Shotoku, en hommage aux quatre gardiens des directions qui lui avaient permis de remporter une bataille ; ce temple détruit lors de bombardements en 1945 est aujourd’hui rebâti à l’identique.

Enfin, leurs représentations figurent sous toutes formes traditionnelles, sculptures en bois, métal et argile ; peintures murales, sur rouleaux de coton, de soie, de papier ; illustrations d’ouvrages canoniques…

Les quatre gardiens des directions dans le bouddhisme

Dans la cosmologie ancienne des Abhidharmas (5), ils sont au nombre de quatre, pour les quatre points cardinaux, et ils résident « sur la quatrième terrasse du mont Meru… en personne avec leurs acolytes (6) ; de même ils ont des villes et des bourgs sur les sept montagnes d’or » (7) ; ils gardent également les quatre portes du palais d’Indra sur le plateau sommital du Meru.

On les trouve aussi au sommet du Yugaṃdhara, l’une des sept chaînes de montagnes concentriques entourant le mont Meru.

Selon les pays, les régions et les époques, ils peuvent être assis sur des montures animales ou assis sur des sièges ; lorsqu’ils sont debout, ils piétinent ou non des divinités subjuguées ; ils sont torse nu ou portent des vêtements simples ou des armures ; leurs coiffes, leurs attributs, la couleur de leur peau et de leurs cheveux, le nombre de leurs bras, varient également.

Vaisravana

Son origine est fort complexe : Tucci (8) identifie les principales influences qui ont été à l’origine de ses caractéristiques. De l’Inde, il possède des liens avec les divinités prébouddhiques des yakṣas et avec la divinité des richesses Kubera ; il est aussi évoqué dans le Mahabarata où, en tant que régent de Lanka, il est positionné au sud alors que Kubera est le protecteur du nord. D’Asie centrale d’abord, puis de Chine ensuite, il acquiert sa forme guerrière. Cet aspect guerrier semble lié au royaume de Khotan, oasis située sur la route sud du bassin du Tarim. Le premier roi de Khotan (Ier siècle) serait issu du front d’une antique statue de Vaisravana, déité peut-être d’origine iranienne (9). Les rois suivants estimaient, en conséquence, descendre de ce dieu. La situation septentrionale de Khotan prédisposait Vaisravana à devenir le protecteur du nord ; l’assimilation des divinités brahmaniques – et donc des protecteurs des directions – par le bouddhisme rapprocha de Vaisravana le régent du nord et déité des richesses, Kubera (10), et permit le regroupement de leurs fonctions.

Les gardiens des directions sont un parfait exemple du processus d’élaboration de nombre de personnages et de déités du panthéon bouddhiste. Au cours de périodes séculaires, leurs fonctions, leur iconographie, se sont enrichies des traditions

Vaisravana est l’unique gardien des directions à être régulièrement représenté seul ; cette singularité explique la trentaine de formes différentes relevées par Lokesh Chandra (11). Sa présence isolée dans des monastères d’Asie centrale s’est poursuivie en Chine et au Japon ; deux études exhaustives en détaillent les sources et les formes, celle de Lévi Sylvain & Junjiro Takakusu, en 1929-1930 (12), et celle de Lokesh Chandra, en 1992 (13). Ces auteurs distinguent les nombreuses fonctions de Vaisravana, régent du nord, chef des yaksas, dieu des richesses, dieu de la guerre, ils analysent également sa suite.

Voici un résumé de ses principales caractéristiques. En tant que régent du nord, Vaisravana réside sur le continent situé au nord du mont Meru, l’Uttarakuru, mais aussi sur le Yugamdhara, l’une des sept chaînes de montagnes entourant le Meru, et enfin, sur la quatrième terrasse du mont Meru ; il possède trois villes, un parc et un étang, et sa résidence communique avec celles des trois autres gardiens qui ne possèdent chacun qu’une seule cité et viennent se promener dans le parc de Vaisravana. Dans tous les textes, il est le chef des yaksas et se déplace souvent accompagné du plus grand nombre ; il les subjugue lorsqu’ils sont malfaisants, les instruit et les sauve des transmigrations. Il est le dieu des richesses matérielles et spirituelles ; il exauce les vœux, apparaît avec de l’or qu’il distribue, mais les principaux trésors répandus par ses soins sont constitués des enseignements du Bouddha.

En Chine et au Japon, il est le dieu de la guerre : selon le Rituel de Vaisravana, texte du Xe siècle, il sauva au milieu du VIIIe siècle la cité assiégée de Ngansi, oasis de la route de la soie, grâce aux invocations faites par l’empereur Xuanzong (685-762) et le moine Daikochi. À la suite de cet exploit, l’empereur exigea que des images de Vaisravana et de ses assistants soient installées an nord-ouest des villes et que les monastères lui consacrent un édifice.

Selon différents textes, sa suite est composée de son père, sa mère, sa grand-mère, ses fils – généralement au nombre de quatre-vingt-onze – et, enfin, ses huit frères qui sont aussi ses huit généraux : Manibhadra, Purnabhadra, Pancika, Satagiri, Haimavata, Visakha, Atavaka et Pancala.

Cette complexité explique ses nombreuses iconographies ; ainsi en tant que déité de la guerre, il est revêtu d’une armure, d’un casque, possède un visage courroucé et tient, selon les cas, un lotus, un vajra, un stupa, une épée, un bâton, une lance à trois pointes…

Vaisravana, Peinture sur soie, 1127
©Kyoto national museum

Dhrtarastra, Virudhaka et Virupaksa

Les trois autres gardiens ne sont jamais représentés seuls, mais forment un groupe de quatre en compagnie de leur chef, Vaisravanna. Dhrtarastra, régent de l’Est, règne sur les gandharvas (14) et les putanas (15) ; Virudhaka, régent du Sud, règne sur les kumbhandas (16). Enfin, Virupaksa, régent de l’Ouest, règne sur les anagas (17).

Selon le Ts A-han king de l’Asokavadana (texte généralement daté du IIe siècle), ou « la destruction de la Loi du Buddha », le Bouddha dit aux quatre devarajas : « Voici que je vais bientôt rentrer dans le nirvaṇa. Après mon nirvana, vous autres devas, protégez la Loi du Bouddha ». S’adressant à part à Dhrtarastra, il lui dit : « Il te faut protéger la Loi du Bouddha du côté de l’est ». Il dit à Virudhaka : « Tu protégeras la Loi du Bouddha du côté du sud ». Il dit à Virupaksa : « Désormais tu protégeras la Loi du Bouddha du côté de l’ouest ».  Il avertit Vaisravana en ces termes : « Désormais tu maintiendras la Loi du Bouddha du côté du nord ». (18 & 19).

Les origines et caractéristiques de trois autres lokapalas, Dhrtarastra, Virudhaka et Virupaksa sont bien moins complexes, mais leur iconographie varie grandement selon l’époque, le pays et la nature de l’œuvre, sculpture, peinture, dessin.

Lokesh Chandra relève une dizaine de formes de Dhrtarastra (20), qui se différencient par leurs attributs (épée, trident, arc et flèche, hache, vajra, cintamani, serpent, luth), leurs postures (debout, foulant un animal ou un démon, assis en maharajalilasana), leurs coiffes, leurs vêtements… Il identifie également une dizaine de formes de Virudhaka (21) et une vingtaine pour Virupaksa (22) en décrivant les principales spécificités de chaque représentation. Les lokapalas ne font pas l’objet de rituels, leur mission est exclusivement de protéger les enseignements du Buddha et les fidèles.

Photos 5, 6 et 7 (b)
©G.Bellocq

En partenariat avec l’Institut d’Études Bouddhiques (https://bouddhismes.net/)

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Notes

 

Photos

(a) Photo d’ouverture : Au centre : Brahma ; en arrière plan : les gardiens des directions de la tradition indienne de gauche à droite – Varuna (ouest), Kubera (nord), Yama (sud) et Indra (est).

(b) Photo 5 : Dhrtarastra, peinture murale, Drepung, Tibet (©G.Bellocq)
Photo 6 : Virudhaka, sculpture, Mindroling, Tibet (©G.Bellocq)
Photo 7 : Virupaksa, sculpture en haut-relief, Mindroling, Tibet (©G.Bellocq)

 

Texte

(1) Pour plus de détails, voir Lessing Ferdinand (en collaboration avec Otto Mänchen), 1942, pp.45-49, Yung-Ho-Kung, An Iconography of the Lamaist Cathedral in Peking.

(2) Frédéric Louis, 1992, pp.247-250, Les Dieux du Bouddhisme (Flammarionà. D’une manière générale l’article sur les rois-gardiens (pp.241-247) étudie les formes et représentations des gardiens au Japon.

(3) Frédéric Louis, 1992, pp.248, op. cit.

(4) Lessing Ferdinand, 1942, op. cit. pp.44-45.

(5) Partie du canon bouddhique regroupant les exégèses.

(6) Le Lalitavistara chiffre à cent quatre-vingt-quatre mille le nombre des dieux de la suite des caturmaharaja, traduction de P. E. de Foucaux, réédition 1988, p.47, Les Deux Océans.

(7) Vasubhandu, réédition 1971, p.160, Abhidharmakosa, traduction de Louis de La Vallée Poussin, Institut Belge des Hautes Études chinoises, Bruxelles.

(8) Tucci Giuseppe, 1949, réédition 1999, pp.571-578, Tibetan Painted Scrolls, vol.II (SDI Publications).

(9) Lévi Sylvain & Takakusu J. 1929-1930, p.79-83, Hobogirin, Fascicule 2 (Maison franco-japonaise).

(10) L’équivalent de Kubera est, dans la tradition bouddhiste, Jambhala (ou Pancika).

(11) Chandra Lokesh, 2004, pp.3833-3879, Dictionary of Buddhist Iconography, Volume 13 (Aditya Prakashan).

(12) Lévi Sylvain & Takakusu J. 1929-1930, op. cit.

(13) Chandra Lokesh, 1992, pp.64-73, Cultural Horizons of India, International Academy of Indian Culture and Aditya Prakashan.

(14) Musiciens célestes du palais d’Indra, ils se nourrissent d’odeurs, ils sont présents dans les existences intermédiaires.

(15) Démons courroucés repoussants et sentant très mauvais ; ils sont cités dans le Sutra du Lotus.

(16) Catégorie d’esprits nains difformes et hideux de la mythologie bouddhique.

(17) Esprit du monde souterrain qui se présente sous la forme d’un serpent.

(18) Przyluski Jean, 1923, op. cit. p.399-400, La légende de l’empereur Aśoka (Paul Geuthner).

(19) D’autres textes vont dans le même sens ; ainsi dans la Sariputrapariprccha (op. cit.) le Bouddha précise : « Vous autres… les quatre Rois Célestes… chacun dans votre région, protégez et maintenez ma Loi ».

(20) Chandra Lokesh, 2001, pp.951-959, Dictionary of Buddhist Iconography, Volume 3 (Aditya Prakashan).

(21) Chandra Lokesh, 2005, pp.4378-4384, Dictionary of Buddhist Iconography, Volume 15 (Aditya Prakashan).

(22) Chandra Lokesh, 2005, pp.4387-4394, Dictionary of Buddhist Iconography, Volume 15, (Aditya Prakashan).

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