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Glossaire

ABHIDHARMA (en sanskrit, abhidhamma en pali)

C’est l’ensemble des commentaires sur l’enseignement, l’analyse psychologique, philosophique et métaphysique de l’enseignement (le dharma) du Bouddha. Il comprend sept traités.

RB

 

AGRÉGATS

Les cinq agrégats qui constituent les êtres sont l’agrégat de la forme (le corps), l’agrégat de la sensation, l’agrégat de l’identification, l’agrégat des formations volitionnelles (le karma, etc.) et l’agrégat de la conscience.

MSB

 

ANATTA (en pali)

C’est l’absence d’un soi immuable, d’une âme éternelle, dans les êtres vivants. Mais en fait, comme l’impermanence, elle s’applique à tous les phénomènes, objets, etc. qui constituent notre expérience habituelle de la vie. Donc pour les objets inanimés on peut parler de l’absence d’une “essence”, d’une existence en soi. La pratique de la méditation, ou plus largement de la voie du Bouddha, consiste à réaliser, au-delà d’une compréhension purement intellectuelle, ces trois caractéristiques fondamentales de tous les phénomènes : l’impermanence, le caractère insatisfaisant et l’absence de soi. Quand nous réalisons cela, nous sommes libérés de tous nos attachements habituels à ces phénomènes.

RB

 

ANICCA (en pali)

L’impermanence. Avec l’absence de soi (anatta, voir ci-dessous) et le caractère insatisfaisant (dukkha), ce sont, d’après l’enseignement du Bouddha, les trois caractéristiques fondamentales de tous les phénomènes que l’on peut percevoir, qui constituent notre expérience (seul le nirvana échappe à cela). L’impermanence provient du caractère conditionné des phénomènes : puisqu’ils dépendent de causes, quand les causes de leur apparition sont réunies, ils apparaissent, et dès qu’elles ne sont plus réunies, ils disparaissent (ils ont également évolué entre-temps). L’impermanence est le contraire de la permanence, elle ne signifie pas forcément que tout change en continu, mais plutôt que rien n’est permanent : même si un phénomène dure longtemps et peut nous sembler immuable, il finira tôt ou tard par prendre fin. Autrement dit : « tout ce qui est de nature à apparaître est de nature à disparaître… » (« …et lorsque cela disparaît, c’est le bonheur », selon la formule traditionnellement récitée lors des funérailles dans les pays bouddhistes). C’est cette impermanence qui est à l’origine du caractère insatisfaisant de tous les phénomènes : comment en effet pourrait-on se satisfaire de quelque chose qui risque de disparaître d’un instant à l’autre ?

RB

 

ARHAT (dra tchome pa, en tibétain)

“Celui qui a vaincu l’ennemi” (des kléshas). Les arhats sont des êtres qui ont atteint un niveau spirituel très élevé : la libération du cycle des existences. Il existe trois sortes d’arhats : shravaka, pratyékabouddha, Bouddha. Ils se distinguent les uns des autres par leurs réalisations et par l’étendue des actions bénéfiques qu’ils ont accomplies à l’intention des êtres. Leur point commun est d’avoir totalement éliminé les kléshas (facteurs perturbateurs de l’esprit). Personnage définitivement libéré du samsara.

MSB

 

ARYA

Personnage qui a réalisé la compréhension directe du non-soi, ou encore de la vacuité, c’est-à-dire de l’absence d’existence absolue.

MSB

 

ASÉITÉ (de nyid)

Vacuité, absence d’existence propre.

MSB

 

BODHICITTA (tchangtchoup kyi sème, en tibétain)

“L’esprit d’Éveil”. Pour devenir Bouddha, il faut d’abord être bodhisattva (“fils des Victorieux”). Et pour être bodhisattva, il faut l’esprit d’Éveil, c’est-à-dire qu’en soi jaillisse naturellement et constamment cette pensée : “Afin de pouvoir moi-même réaliser le bien de tous les êtres, je prends la ferme résolution d’atteindre l’état de Bouddha”. Contrairement à ce que l’on croit souvent à tort, les bodhisattvas ne renoncent pas à devenir Bouddha afin de rester dans le samsara pour aider les êtres. Ils renoncent à la libération offerte par le petit véhicule, c’est-à-dire à la libération individuelle, et veulent obtenir au plus vite l’Éveil d’un Bouddha pour être mieux à même de secourir les êtres souffrants. Bodhicitta est la caractéristique essentielle du Mahayana.

MSB

 

BOUDDHA (Sanguié)

Syn. : Bhagavat, Vainqueur, Victorieux.

Sang signifie “éveillé” (du sommeil de l’ignorance) et guié “développé”, “vaste”. Le mot “bouddha” désigne donc l’état de perfection. Celui-ci correspond à l’élimination totale de tous les défauts et obstacles, et à l’épanouissement de toutes les qualités (sagesse, amour, etc.), et ce dans l’intention de porter secours à tous les êtres. Ceux qui ont obtenu cet état sont appelés “Aryabouddhas”, ou Bouddhas par abréviation. Pour devenir Bouddha, il faut parcourir la voie du grand véhicule (Mahayana) et en premier lieu développer l’esprit d’Éveil. Ensuite, il faut réunir les deux “accumulations” (mérites et sagesse), qui, parachevées, “produisent” Bouddha sous ses deux aspects : “Dharmakaya” et “Roupakaya”. De l’accumulation de sagesse (compréhension de la vacuité) résulte le Corps de la loi (Charmakaya) : l’esprit omniscient et sa vacuité. De l’accumulation de mérites (amour, compassion, générosité, patience, etc.), procède le Corps formel (Roupakaya), c’est-à-dire la forme physique qui est revêtue.

Le Bouddha est l’un des “Trois Joyaux” que les bouddhistes vénèrent et en lesquels ils cherchent protection : il est un refuge en ce qu’il montre la voie à parcourir pour arriver au plein épanouissement. Les Bouddhas aident donc les êtres principalement en les conseillant, en leur donnant des enseignements, mais aussi de manière plus “concrète” selon les cas. Croire que les Bouddhas sont plongés dans le néant ou dans la béatitude extatique est erroné. Les Bouddhas peuvent se manifester sous n’importe quelle forme pour assister les êtres dans le besoin. Le nirvana n’est donc pas un état de béatitude ou d’extinction, comme on l’imagine. Nirvana signifie seulement “état de celui qui s’est libéré de la souffrance”.

MSB

 

COPRODUCTION CONDITIONNÉE (Prattyasamutpâda, en sanskrit)

Système de coapparition des phénomènes, l’autre nom de la vacance. L’expression pratityasamutpada apparaît très tôt dans le bouddhisme, dès le deuxième enseignement du Bouddha. Elle désignait alors la concaténation des douze liens ou maillons (nidAna) qui enchaînent les êtres à ce régime pathologique d’existence qu’est le samsara. Pratityasamutpada représente en la circonstance un mode spécifique d’apparition par causation réciproque où la manifestation de chaque facteur conditionne celle du suivant qui vient à son tour renforcer rétroactivement l’existence ou la prégnance de son prédécesseur. Il s’agit donc là de ce que l’on nomme aujourd’hui un “système en interaction”.

DHT

 

DHAMMAPADA

Stances de Bouddha ou recueil de paroles prononcées par le Bouddha. C’est l’un des textes les plus anciens du Canon pali.

DHT

 

DHARMA (tcheu)

Dharma signifie littéralement “saisir”. Selon le maître indien Vasubandhu, dans le Vyakhyayoukti, Dharma a dix significations :

1.« Connaissable » (phénomène, tout ce qui existe)

2.Voie

3.Nirvana

4.Objet de perception

5.Mérite

6.Vie

7.Écritures, Enseignements (des Bouddhas)

8.Ce qui adviendra

9.Certitude

10.Coutume

Dans ce texte, Dharma devra être compris en tant qu’enseignements des Bouddhas. Le Dharma est aussi l’un des “Trois Joyaux”. Il est même LE REFUGE, puisque c’est lui qui permet de se libérer du cycle des existences (samsara).

MSB

 

DÉITÉ (lha)

Ce mot recouvre plusieurs acceptions :

– Déité mondaine : déité non libérée du samsara

– Déité supramondaine : déité libérée du samsara

– Déité ultime : sagesse qui comprend directement la vacuité

Dans l’expression “méditer une déité”, ce terme se réfère à un Bouddha tel Manjoushri, Avalokiteshvara ou Tara.

MSB

 

DOUZE LIENS INTERDÉPENDANTS – PRATITYA SAMOUTPADA

(tène drél yène lak tchou nyi)

“Les douze liens interdépendants”. Ce sont les facteurs qui déterminent nos naissances et nos morts continuelles dans le cycle des existences. Ils s’énoncent en général dans l’ordre suivant :

1.L’ignorance initiale

2.Le karma (introducteur à une naissance)

3.La conscience

4.Le nom et la forme

5.Les bases de connaissance (facultés sensorielles et mentales)

6.Le contact

7.La sensation

8.La soif

9.La préhension

10.Le devenir (karma à maturité, sur le point de produire son résultat).

11.La naissance

12.La vieillesse et la mort

MSB

 

EXISTENCE HUMAINE DISPONIBLE ET QUALIFIÉE

Le corps humain est “disponible et qualifié” quand il réunit dix-huit caractéristiques : huit “libertés” et dix attributs. Les huit libertés sont : ne pas être né dans les enfers, ne pas être né comme préta (esprit avide), ne pas être né comme animal, ne pas être né comme déité à longue vie, ne pas être inintelligent, ne pas avoir de facultés sensorielles défectueuses, ne pas entretenir de vues fausses, ne pas être né dans un pays où le Dharma ne serait pas enseigné. Les dix attributs sont répartis en deux groupes. Cinq attributs personnels : être né dans un pays “central” (où le Dharma est répandu), jouir de facultés sensorielles intactes, être exempt des cinq actes les pires (avoir versé volontairement le sang d’un Bouddha, avoir tué un arhat, son père, sa mère, avoir suscité un schisme dans la communauté monastique), avoir confiance dans le Dharma. Cinq attributs extérieurs venus d’un Bouddha : continuité et propagation de l’Enseignement, existence de disciples observant l’Enseignement, entourage favorable à la pratique.

MSB

 

GARUDA

Oiseaux mythiques, ennemis des nagas.

MSB

 

INDIVIDU (voir aussi PRATIQUANT) INFÉRIEUR

Désigne un pratiquant de motivation inférieure, c’est-à-dire encore très limitée.

MSB

 

HUIT PRINCIPES MONDAINS

Les huit préoccupations ordinaires qui suscitent attachement ou irritation : gain et perte, bonheur et souffrance, la louange et le blâme, les paroles agréables et désagréables (ou le renom et le discrédit).

MSB

 

JAÏNISME

Religion qui s’est développée en Inde à peu près à la même époque que le bouddhisme (vers le VIe siècle avant J.-C.), sous l’influence du maître Mahâvîra. Comme les bouddhistes, les jaïns cherchent à atteindre la libération, le nirvana. Une grande importance est accordée à la non-violence et à l’ascétisme, afin de purifier le karma pour pouvoir être libéré. Le jaïnisme compterait aujourd’hui environ dix millions de fidèles dans le monde, en majorité en Inde.

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JAMBOUDVIPA

Selon la cosmologie décrite dans l’Abhidharmakosha de Vasubandhu, continent de l’Est par rapport à la montagne qui constituerait le centre de l’univers.

MSB

 

KALPA

Ère cosmique, éon.

MSB

 

KAPALA

Terme sanskrit signifiant “crâne”. Tasse fabriquée à partir d’un crâne humain, utilisée autrefois dans des rituels.

CB


KARMA (lè)

Ceci est peut-être la notion la plus importante, et la plus difficile, du bouddhisme. Le karma est d’abord un facteur mental omniprésent, la volition, dont le rôle est de permettre à l’esprit de se diriger vers tout objet. Toute pensée, même la plus fugitive et la plus inconsciente, comporte donc un karma. Et tout karma laisse une trace sur l’esprit : “une empreinte karmique”, autrement dit une potentialité qui a le pouvoir de produire un résultat quand les conditions sont réunies. Les “bons” karmas donnent des résultats agréables ; les “mauvais” karmas des résultats désagréables ; les karmas neutres des résultats neutres. Ceci n’est qu’un aperçu du karma qui possède maints autres aspects.

Terme (signifiant acte ou action) utilisé dans plusieurs religions orientales, dont la religion bouddhiste. Il désigne le cycle des causes et des conséquences liées à l’existence des êtres sensibles. Dans la doctrine bouddhiste, il désigne exclusivement l’acte né d’une intention, ou “volition”. Il exprime la totalité des actions et leurs conséquences. Ce terme, au-delà des notions du bien et du mal, exprime aussi le fait que tout mouvement est l’action du karma.

MSB

 

KLÉSHA (nyeune mong)

“Facteurs perturbateurs de l’esprit”. Un klésha est un facteur mental qui, lorsqu’il se manifeste en quelqu’un, détruit sa paix intérieure et ce qu’il y a en lui de positif, créant ainsi un déséquilibre (exemples : jalousie, attachement, ignorance, paresse, suffisance, etc.). Vasubandhu décrit ainsi les dix façons dont un klésha perturbe l’esprit :

1.Il affermit sa propre racine (empreinte laissée par le klésha et douée de potentialité) de sorte que celle-ci ne peut plus se rompre.

2.Il crée sa propre continuité.

3.Il rend la personne réceptive à une nouvelle manifestation de lui-même.

4.Il suscite des kléshas dérivés (par exemple, l’irritation engendre la colère, la rancune, etc.).

5.Il engendre les karmas introducteurs du samsara.

6.Il maintient les causes de kléshas futurs.

7.Il entraîne un jugement erroné sur la réalité.

8.Il amène le courant de conscience à renaître dans le samsara.

9.Il emprisonne et empêche de franchir la sphère d’existence à laquelle il appartient (l’une des trois sphères qui constituent le samsara : mondes du désir, de la forme, sans forme).

10.Empêcher d’échapper aux trois mondes et y lier les facteurs perturbateurs empêchent de passer au-delà des trois mondes du samsara et enchaînent à eux.

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KÔAN (en japonais, gong-an en chinois)

Il s’agit d’une anecdote, d’une situation ou d’une énigme mettant le plus souvent en scène des maîtres bouddhistes chinois du passé, et qui présente un caractère absurde, une situation ou une réplique qui n’a pas de sens raisonnable. Les kôans sont utilisés comme moyens d’enseignement, particulièrement dans la branche Rinzai du bouddhisme Zen (issu du bouddhisme Chan chinois) : les maîtres donnent des kôans à “résoudre” à leurs disciples par la méditation, afin qu’ils puissent dépasser l’esprit raisonnable et comprendre le sens caché, la réalité au-delà du monde conventionnel qui est évoquée dans ces anecdotes. Il y a plusieurs recueils célèbres de kôans, comme La passe sans porte ou Le recueil de la falaise verte, datant du XIIe siècle. Deux brefs kôans parmi des centaines : « Quel est le son d’une seule main qui applaudit ? », « Quel était votre visage avant la naissance de vos parents ? ».

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L’EXTINCTION

C’est une façon de désigner le nirvana. Cette expression provient de la métaphore du feu utilisée par le Bouddha. Dans le troisième sermon qu’il a fait après son Éveil, appelé le Sutta de l’incendie, le Bouddha dit que tout ce qui nous constitue est en feu : notre corps, nos sensations, nos perceptions, etc., jusqu’à notre conscience, sont comparés à du carburant en feu, sous l’effet du feu du désir, du feu de l’aversion et du feu de l’ignorance. L’extinction, éteindre ce feu, c’est atteindre le nirvana, qui est au-delà de tout ce que l’on peut percevoir ou ressentir. Et comme le feu, tout ce qui nous constitue, y compris notre cher “moi”, peut s’éteindre sans qu’il n’y ait personne pour l’éteindre, simplement par épuisement du combustible. De même, nous pouvons atteindre le nirvana sans qu’il n’y ait personne qui “fasse” cela, simplement en cessant de rajouter des désirs et autres combustibles à notre feu, et en le laissant s’éteindre tout seul…

RB

 

LA HAINE (dosa en pali)

C’est l’un des “trois poisons”, des trois racines de la souffrance. C’est un désir en négatif, qui rassemble tous les types et degrés de l’aversion : la mauvaise volonté, la colère, l’irritation, la gêne, l’antipathie et l’animosité. La haine nous enjoint de supprimer ou d’éloigner son objet. Car l’ignorance fait que nous attribuons toujours ce sentiment à un objet, une personne, un événement, qui sont extérieurs à nous, et sur lesquels nous projetons cette haine. En fait, ce n’est pas extérieur, mais un phénomène intérieur, qui est le résultat mécanique de tous nos conditionnements, de nos expériences depuis la naissance, voire avant.

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L’IGNORANCE (avijja ou moha en pali)

L’ignorance (ou égarement, aveuglement) est la première source de tous les maux et de nos renaissances perpétuelles dans le samsara, le cycle des existences. Elle est le contraire de la connaissance, nana. L’ignorance voile la véritable nature des phénomènes, les faisant apparaître comme permanents, agréables ou ayant une existence en soi, provoquant en nous une attirance ou une répulsion pour ces phénomènes. Lorsque nous sommes débarrassés de cette ignorance, nous réalisons qu’ils sont tous impermanents, sources de souffrance et dénués de soi, d’existence propre. L’ignorance figure donc en tête de ce qu’on appelle la chaîne de l’origine conditionnée, qui explique le mécanisme par lequel cette ignorance provoque au final la naissance, la vieillesse, la maladie et la mort. L’ignorance est l’un des “trois poisons”, et elle est à l’origine des deux autres (la haine et le désir). C’est ainsi le plus solide des dix liens qui nous retiennent dans le cycle des existences, le dernier dont il faut se libérer pour atteindre l’état être éveillé.

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L’INTERDÉPENDANCE

Elle résulte du caractère conditionné de tous les phénomènes (y compris nos petites existences…) Puisque tous les objets, les êtres, les phénomènes sont conditionnés, cela signifie qu’ils dépendent d’un grand nombre de causes et conditions. Le monde peut donc être vu comme un grand réseau d’objets et de phénomènes reliés entre eux par cette interdépendance, chacun étant à la fois cause et conséquence de nombreux autres. Même si l’ignorance peut masquer cette réalité, et nous faire croire que certains phénomènes sont autonomes ou indépendants, il n’en est rien : si l’on examine avec sagesse le moindre objet qui est devant nos yeux, on réalise le nombre incroyable de circonstances, d’êtres vivants, d’actions, de composants, dans le monde entier, qui sont intervenus au bon moment et au bon endroit pour que cet objet se retrouve à cet instant devant nos yeux (sans parler de toutes les conditions qui ont été réunies pour que nous-mêmes soyons ici en cet instant en train de le contempler…). Vous pouvez tenter ce simple exercice pour entrevoir la richesse de ces liens d’interdépendance, qui nous lient avec toutes les choses de ce monde.

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LE NOBLE SENTIER OCTUPLE

C’est la quatrième des Nobles Vérités énoncées par le Bouddha lors de son tout premier enseignement : c’est le moyen de mettre fin à la souffrance, le chemin qui conduit à la paix, à la sagesse, à l’Éveil, au nirvana. C’est la “voie du milieu”, qui évite de se complaire dans les plaisirs des sens ou de se complaire dans la souffrance. Ce sentier est dit octuple, car il a huit composantes : ce sont la vision juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste et la concentration juste. La vision et la pensée justes constituent la sagesse ; la parole, l’action et les moyens d’existence constituent l’éthique, la moralité ; l’effort, l’attention et la concentration constituent la méditation. Le Bouddha présente cette voie comme un entraînement, quelque chose à pratiquer : il faut cultiver, développer ces huit aspects dans notre vie. Les huit rayons de la roue du Dharma, qui est souvent représentée dans les temples bouddhistes, symbolisent les huit branches du Noble Sentier Octuple.

RB

 

LES 51 (OU 52) FACTEURS MENTAUX

Ils sont une des composantes des phénomènes selon l’Abhidhamma, le traité de philosophie bouddhiste. Dans les sutras, récits de la vie du Bouddha, les phénomènes sont considérés comme composés de cinq agrégats (la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience). Dans l’Abhidhamma, texte plus tardif, les phénomènes sont constitués par trois aspects : la conscience, les facteurs mentaux (cetasika en pali, sems byung en tibétain) et la forme. Ces facteurs mentaux sont au nombre de 52 selon l’Abhidhamma du Theravada, classés en bénéfiques, nuisibles ou neutres (dont l’effet dépend de l’état de la conscience), tandis que les Abhidhammas du Mahayana en répertorient 51, classés en six groupes qui recoupent les trois catégories précédentes. Certains sont neutres et toujours présents, comme le contact, la sensation, la volition etc. Parmi les facteurs bénéfiques, on peut citer la confiance, l’effort, l’absence de haine ; et dans les nuisibles, l’orgueil, l’ignorance, le doute, etc.

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LES 12 MAILLONS DE LA COPRODUCTION CONDITIONNÉE

Il s’agit d’une façon traditionnelle, assez technique, de représenter l’enchaînement des causes (la façon dont certains phénomènes causent ou conditionnent l’apparition d’autres phénomènes). On peut la commencer par l’ignorance, qui cause les volitions etc., et qui, par douze étapes, arrivent à la décrépitude, à la mort et à toutes nos douleurs et lamentations. Les douze maillons sont les suivants : l’ignorance > les volitions > la conscience > le nom et la forme > les six bases des sens > le contact > la sensation > la soif > l’attachement > le devenir > la naissance > la décrépitude et la mort, et toutes nos souffrances. Ou, pour présenter cela d’une autre façon, si l’on se pose la question de l’origine de toutes nos souffrances, on peut remonter de proche en proche jusqu’à l’ignorance. Et, inversement, la libération des souffrances passe par la négation de toute cette chaîne, l’élimination successive de tous les maillons : en supprimant l’ignorance, on supprime les volitions, etc. jusqu’à supprimer les souffrances de la décrépitude et de la mort. Tout un programme !

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LES QUATRE DEMEURES SUBLIMES (brahma-vihâra)

Également appelés les Quatre Incommensurables, il s’agit de quatre qualités ou sentiments, qui doivent être développés en soi et vis-à-vis des autres dans les relations humaines. Il s’agit de la bienveillance (metta en pali, maitri en sanscrit), de la compassion (karuna), de la joie altruiste (mudita) et de l’équanimité (pali upekkha, sk. upeksa). Ces qualités peuvent être développées lors de méditations particulières, où le pratiquant envoie des pensées bienveillantes à lui-même, puis à ceux qu’il aime, aux inconnus et jusqu’aux “ennemis”, ou personnes avec qui les relations sont difficiles, jusqu’à englober tous les êtres. Le développement de ces qualités diminue l’autocritique et l’attachement au soi, et favorise l’ouverture et l’acceptation du monde et des autres tels qu’ils sont.

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LES SIX ROYAUMES DU SAMSARA

Dans le bouddhisme, ce sont les six mondes où l’on peut renaître tant que l’on n’a pas atteint l’Éveil et que l’on erre dans le samsara. Trois sont des mondes inférieurs : le monde des enfers, où règnent la colère et la haine ; le monde des esprits affamés, incapables d’être rassasiés, où règne l’avarice ; et le monde des animaux, où règne l’ignorance. Les trois autres mondes sont supérieurs, mais font toujours partie du samsara : le monde des hommes, où règne le désir (mais c’est le seul où l’on puisse atteindre l’Éveil) ; le monde des dieux jaloux, où règne l’envie ; le monde des dieux, ou dévas, où règne l’orgueil. Ces six mondes peuvent être vus littéralement comme des mondes de renaissance, ou de façon allégorique comme les lieux où nous séjournons, nous, humains, dès que nous sommes sous l’emprise de l’émotion correspondant à chacun de ces mondes. On peut donc en une seule journée parcourir les six mondes, ou rester bloqué dans le même…

RB

 

LES TROIS POISONS

Ce sont l’ignorance (ou l’illusion, la confusion), l’attachement (ou l’avidité, le désir) et l’aversion (ou la haine, la colère), les trois principales “souillures” de l’esprit, qui, selon l’enseignement du Bouddha, sont à l’origine de la souffrance et de tous les autres états négatifs de l’esprit. L’ignorance, notre aveuglement quant à la réalité des choses, serait à l’origine des deux autres. La Voie consiste à éliminer ces souillures et à développer les qualités opposées, à savoir la sagesse, le non-attachement et la bienveillance.

RB

 

LIGNÉE DE LA VASTE CONDUITE

Elle met l’accent sur la “méthode”, c’est-à-dire les qualités autres que la sagesse, dont principalement la compassion, l’amour et l’esprit d’Éveil. Issue du Bouddha Shakyamouni, elle a ensuite été transmise par Maitreya, puis Asanga, Shantideva, etc. jusqu’à nos jours.

MSB

 

LIGNÉE DE LA VUE PROFONDE

Elle concerne la sagesse, et tout particulièrement la sagesse comprenant le non-soi ou encore la vacuité. Issue du Bouddha Shakyamouni, elle a ensuite été transmise par Manjushri, Nagarjuna, Candrakirti, etc.

MSB

 

MAHAKALA

Mahakala est l’émanation courroucée de Chenrézi, le bodhisattva de la compassion. Il protège le dharma et les centres où les enseignements et les rituels ont lieu, contre les influences négatives et les forces hostiles. Il est invoqué dans toutes les écoles du bouddhisme tibétain, comme l’une des forces les plus puissantes dans l’anéantissement de toute notre négativité.

CB

 

MAHAYANA

École dite aussi du “Grand Véhicule”. C’est l’une des principales écoles du bouddhisme. On la trouve notamment au Japon, Corée, Népal, Tibet, Mongolie, Vietnam et Chine.

CB

 

MANTRA

C’est une syllabe, ou une phrase, que l’on répète afin de pacifier l’esprit, tout en rendant hommage à une divinité. Les mantras sont principalement utilisés dans l’hindouisme et le bouddhisme. Ils sont parfois associés avec un chapelet qui permet de comptabiliser le nombre de répétitions. Le plus connu, issu du bouddhisme tibétain, est le mantra de Tchenrézi (le bodhisattva de la compassion), “Om mani padmé houng”, que l’on peut traduire par “Le joyau dans le lotus”.

RB

 

MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction)

Méthode de réduction du stress basée sur la pleine conscience. C’est Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, enseignant et docteur en biologie moléculaire, qui après avoir découvert et pratiqué la pleine conscience en suivant l’enseignement d’un maître coréen, Seung Sahn, dans les années 70, a développé le premier, en 1979, la MBSR.

DHT

 

NAGA

Classe d’êtres relevant de la condition animale qui revêtent le plus souvent la forme de serpents.

MSB

 

NIRVANA

État de sérénité et de plénitude, libre des passions et de la souffrance, qui marque la fin des renaissances et l’extinction du phénomène. C’est la réalisation de la Voie bouddhiste. On y parvient après avoir renoncé notamment au désir humain, à l’attachement.

CB

 

OM MANI PADMÉ HOUNG

C’est sans doute le mantra bouddhiste le plus connu. C’est le mantra du bodhisatta de la compassion (1). Son rayonnement est universel. Les six syllabes sont parfois suivies d’une septième, optionnelle, HRIH, une « syllabe-essence » qui actualise la compassion d’Avalokitésvara ou de Tchenrézy.

Le OM, symbolise le corps, la parole et l’esprit du pratiquant. Et le corps, la parole et l’esprit du Bouddha.

La voie est indiquée par les quatre syllabes suivantes.

MANI, « le joyau », symbolise les moyens de la méthode – compassion et sagesse.

PADMÉ, « le lotus », symbolise la sagesse. La pureté doit être acquise par l’unité indivisible. Le HOUNG, symbolise l’union de la méthode et de la sagesse.

Le mantra signifie qu’en pratiquant la voie bouddhiste et en développant la sagesse et la compassion, il est possible de réaliser l’Éveil du bouddha. Et de transformer son corps, sa parole et son esprit, en corps, parole et esprit purs et glorieux d’un Bouddha.

(1) Le Dalaï-Lama est considéré comme une manifestation du bouddha de la compassion : Tchenrézi, en tibétain, et Avalokitésvara en sanskrit. Om mani padmé houng est son mantra.

 

PHÉNOMÈNES CONDITIONNÉS

C’est une syllabe, ou une phrase, que l’on répète afin de pacifier l’esprit, tout en rendant hommage à une divinité. Les mantras sont principalement utilisés dans l’hindouisme et le bouddhisme. Ils sont parfois associés avec un chapelet qui permet de comptabiliser le nombre de répétitions. Le plus connu, issu du bouddhisme tibétain, est le mantra de Tchenrézi (le bodhisattva de la compassion), “Om mani padmé houng”, que l’on peut traduire par “Le joyau dans le lotus”.

RB

 

PITAKA

Pitaka signifie “Corbeilles”, Tipitaka “les Trois Corbeilles”, comprenant :

1.Sutta-Pitaka : Corbeille des Discours du Bouddha, c’est-à-dire les cinq nikaya

2.Vinaya-Pitaka : Corbeille de la Loi (des Préceptes), pour les moines et moniales seulement

3.Abhidharma-Pitaka : Corbeille des Commentaires (par les disciples du Bouddha).

DHT

 

PRENDRE REFUGE

“Prendre refuge” signifie développer l’intention altruiste, d’une pratique continue lorsqu’une personne décide d’entrer dans la voie du dharma. La prise de refuge se fait au cours d’une cérémonie où les nouveaux adeptes décident de suivre l’enseignement du Bouddha et d’entrer dans la communauté des disciples. L’aspirant bouddhiste prend alors refuge dans les Trois Joyaux : le Bouddha, le Dharma, le Sangha. La prise de refuge est un engagement à pratiquer et étudier !

MS

 

PRETA

Esprits avides, l’une des trois sphères d’existence défavorables.

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PRIÈRE EN SEPT BRANCHES

La prière en sept branches condense toutes les pratiques essentielles : hommages, offrandes, confession, réjouissance, requête de l’Enseignement, requête pour que les Bouddhas ne passent pas en nirvana, dédicace des mérites.

MSB

 

QUATRE NOBLES VÉRITÉS

La métaphore du médecin est souvent proposée pour expliquer le rôle du Bouddha dans la libération des êtres à l’égard de la souffrance. Tout d’abord, avec la première Noble Vérité, il pose le diagnostic en constatant la souffrance. Ensuite, il en montre l’origine, c’est la deuxième Noble Vérité : nous souffrons parce que nous nous nourrissons constamment de “trois poisons”. Le premier poison est la passion ou plutôt cette soif inextinguible, ce désir qui ne s’assouvit jamais, car il est toujours remplacé par un autre. Le deuxième poison est l’”aversion”. Il fait référence au mouvement de rejeter loin de soi tout ce qui déplaît, dérange et irrite. Enfin, le troisième poison est l’ignorance, cet aveuglement qui nous empêche de regarder dans la bonne direction. Elle nous empêche d’être ouverts à ce que nous sommes, ainsi qu’au monde et aux autres. Avec la troisième Noble Vérité, le Bouddha dit qu’il est possible que cette souffrance chronique cesse. Il y a un état de santé qui est celui de chaque être humain primordialement. Et, enfin, comme cette cessation est progressive, la quatrième Noble Vérité va tracer le chemin qui mène à cet arrêt.

MM

 

SAMSARA (k’orwa)

Ce n’est pas un “lieu”, un “endroit”. Samsara peut être défini de deux manières :

– Les cinq agrégats impurs constituant les êtres autres qu’arhat et Bouddha : agrégats impurs de la forme, de la sensation, de l’identification, des formations, de la conscience.

– Le fait de naître et mourir continuellement, sans liberté, car soumis à l’emprise des karmas et surtout des kléshas principalement celui de l’ignorance. Cycle des existences conditionnées, par définition exposées à la souffrance.

MSB

En résumé : cycle sans fin des renaissances. Il dure jusqu’à la réalisation de l’état de Bouddha qui signe aussi la fin du karma.

CB

 

SANGHA (guédune)

Au sens ultime, tout arya est Sangha. Autrement dit est Sangha tout être ayant atteint le chemin de la vision, c’est-à-dire obtenu la compréhension directe du non-soi de l’individu. Au sens conventionnel, le Sangha existe dès que sont réunis quatre religieux (quatre personnes observant au minimum les cinq vœux fondamentaux). Sangha, au sens ultime, désigne les aryas, c’est-à-dire ceux qui ont réalisé la compréhension directe du non-soi ou encore de la vacuité.

MSB

 

SUTRA (do) et TANTRA (guiu)

Enseignements du Bouddha. Les sutras exposent les méthodes générales de méditation qui permettent de développer le renoncement, la compréhension des quatre nobles vérités et des douze liens interdépendants, de réaliser l’esprit d’Éveil et cultiver les six perfections. Sur cette base, les tantras proposent des méthodes spécifiques qui consistent à méditer en concrétisant la compréhension de la vacuité sous la forme d’une déité et de sa résidence.

MSB

 

 

TANTRAS

Ce terme désigne le fil de trame d’un tissu, et aussi la règle, la doctrine. Ce sont des textes (environ 500 dans le bouddhisme tibétain) apparus au nord de l’Inde, qui exposent des pratiques, des rituels, des mantras, et mettent en scène différentes déités. Ces textes sont la base des pratiques du bouddhisme tantrique ou Vajrayana, visant à libérer les êtres de la souffrance et à les conduire vers l’Éveil.

RB

 

TATHAGATA

Synonyme de Bouddha, Bhagavat, Sugata, Victorieux, etc.

MSB

 

THERAVADA

Doctrine des “anciens”, la seule des dix-huit écoles nées en Inde avant l’apparition du Mahayana subsistant aujourd’hui. De tradition pali, héritière du bouddhisme primitif, on la trouve surtout de nos jours au Sri Lanka, qu’on appelle aussi le “second berceau du bouddhisme”. Elle transmet les sutras, les enseignements du Bouddha historique.

CB

 

TOUMO

Terme tibétain qui désigne une technique de yoga destinée à augmenter la production de chaleur du corps. Cette technique fait partie des six yogas de Naropa, dont on voit l’utilité pour les moines tibétains, afin de résister au froid pendant de longues périodes en isolement dans des grottes ou des abris précaires. Le toumo combine des techniques de respiration, de visualisation et de récitation de mantras. On raconte qu’à la fin de leur formation, les moines devaient faire la preuve de leur maîtrise en étant capables, en plein hiver, d’augmenter la chaleur de leur corps au point de faire sécher des linges trempés dans l’eau glacée qu’on leur mettait sur les épaules.

RB

 

TROIS CORBEILLES (tripitaka en sanskrit, tipitaka en pali)

Ce sont les textes sacrés bouddhiques (le Canon). Ces trois ensembles de textes sont les sutras, le vinaya et l’abhidharma.

MSB

 

TROIS INSTRUCTIONS SUPÉRIEURES (= entraînements supérieurs)

L’instruction supérieure de l’éthique, l’instruction supérieure de la concentration et l’instruction supérieure de la sagesse.

MSB

 

TROIS TYPES DE PRATIQUANTS

Les pratiquants peuvent éprouver trois motivations différentes : inférieure, moyenne ou supérieure. Les premiers aspirent à des renaissances favorables dans le samsara, les deuxièmes recherchent leur libération individuelle du samsara, les derniers visent l’Éveil complet d’un Bouddha.

MSB

 

TULKU

Dans le bouddhisme tibétain, ou Vajrayana, on appelle Tulku la personnalité religieuse, le maître, qui est reconnu comme la réincarnation d’un grand lama. Le Tulku choisit de renaître pour aider les êtres à se libérer du cycle des renaissances.

RB

 

UPANISHADS

Ce sont des commentaires philosophiques des védas, qui auraient été rédigés dans le nord de l’Inde, pour les plus anciens vers 800 avant J.-C. (bien que leur datation soit très approximative). Il y a 108 upanishads réunies dans le canon de la Muktika, dont dix majeures, mais il y en aurait en tout plus de 200. Elles contiennent les principes philosophiques qui sont à la base de la religion hindouiste, par exemple les notions de brahman (la réalité ultime) et d’atman (l’âme ou le vrai soi), ou l’explication de la syllabe divine “Aum”.

RB

 

UPAYA

Les moyens habiles. C’est une notion particulièrement développée dans le bouddhisme Mahayana et Vajrayana, où les maîtres doivent avoir la capacité de déterminer la méthode, le “moyen habile” adapté à chaque disciple, qui lui permettra d’atteindre le nirvana le plus rapidement possible, en fonction de ses caractéristiques propres. Le critère est l’efficacité, et le sens peut évoluer parfois vers la recherche d’une technique représentant une sorte de raccourci pour éviter un chemin “normal” jugé trop long ou trop ardu, avec le risque que le moyen habile, comme tout objet, finisse par devenir objet d’attachement et obstacle sur la Voie.

RB

 

VACUITÉ (shpunyatâ en sanscrit, sûnatâ en pali)

Nature ultime de tout phénomène. La vacuité est un “vide”, une absence d’existence indépendante, ou absolue. Exemple : une table possède deux natures :

– Une nature conventionnelle, dans la mesure où elle existe indéniablement et assure une fonction

– Une nature ultime, du fait qu’elle n’existe pas par elle-même, indépendamment de ses composantes, de la perception qu’on en a ou encore du nom qui lui est attribué.

Concept central du bouddhisme Mahayana, mais déjà présent dans le Canon pali. Il s’agit de l’absence d’existence propre, autonome, de tous les phénomènes. C’est la véritable nature de tous les phénomènes que l’on perçoit quand on est débarrassé de l’illusion d’existence, ou de permanence, de ces phénomènes.

MSB

 

VAJRAYANA

École bouddhiste dite du “bouddhisme tibétain”, ou plus largement “bouddhisme de l’Himalaya”. On la trouve pour l’essentiel au Tibet, au Népal, au Ladakh, au Bhoutan, au Zanskar, en Mongolie, en Kalmoukie et au Japon. On la trouve aussi en Occident, dans tous les pays où cette tradition est enseignée comme en France.

CB

 

VEDA

Ensemble de textes sacrés, composés en sanskrit, qui auraient été reçus par révélation (par l’audition) par des sages indiens de l’antiquité. Les plus anciens dateraient du XVe siècle avant J.-C. Ils sont à la base de la littérature indienne, de la philosophie vedanta et de la religion védique, qui est l’ancêtre du brahmanisme et de l’hindouisme.

RB

 

VINAYA

Ce sont les textes de formation monastique, principalement les codes de discipline des moines et des moniales. Il présente entre autres les différentes règles monastiques (227 pour les moines), avec pour chacune l’anecdote qui a conduit le Bouddha à édicter cette règle : le Vinaya a été constitué au cours du développement de la communauté monastique, en fonction des différents problèmes ou infractions qui venaient à la connaissance du Bouddha.

YAMA

Le seigneur de la mort.

MSB

 

Dico réalisé par Catherine Barry (CB), Marie-Stella Boussemart (MSB), Marine Manouvrier (MM), Regard Bouddhiste (RB), Matthieu Stricot (MS) et Dinh Hy Trinh (DHT).

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