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Cuisiner pour se réconcilier avec le vivant

Comment retrouver notre place d’humain au sein de l’univers à travers le « bien manger ».

Notre alimentation est le miroir du monde. Un patchwork de joie et de tristesse, de bonnes intentions, d’impuissances et de colères. C’est un sujet complexe qui touche à l’intime, conditionné par le collectif et qui, dans ce moment particulier de l’histoire de l’humanité, nous invite à vivre la nourriture différemment. Car, chemin d’éveil de conscience, il convoque la question du sens de notre humanité sur Terre. Un processus qui passe par notre capacité à exploiter le vivant avant de réaliser que nous pouvons aussi coopérer avec lui.

Au cours des siècles, et plus particulièrement à partir du XVIIe siècle en Europe, la façon de se nourrir des hommes a modifié sa relation au vivant. Mais, aujourd’hui, nous pouvons retrouver à travers la nourriture un sens commun de l’existence. Penser l’alimentation en dehors du développement personnel ou de la diététique est une nécessité. Le « bien manger » n’est pas une histoire de protéines, mais raconte notre lien au monde et notre capacité à se laisser traverser par le vivant. Cette réconciliation symbolique entre nous et la nature nous offre la possibilité de retrouver notre place d’humain au sein de cet univers. Voici une proposition d’hiver qui nourrira le corps et le cœur.

Ingrédients/personne

60 g de riz rond complet ou autre céréale
50 g de butternut
3 grains de raisin
1 branche de persil
3 càs d’huiles variées (olive, chanvre, sésame torréfié)
30 g de petites protéines de soja
1 endive
3 càs de sauce soja
1/2 càs de miso blanc
20 g de levure maltée
10 g de maïzena
150 ml de lait de soja
¼ càs de purée de cajou
Sel, poivre blanc
Baies roses et persil

Le « bien manger » n’est pas une histoire de protéines, mais raconte notre lien au monde et notre capacité à se laisser traverser par le vivant.

1er bol : riz rond complet, agrémenté d’un trait d’huile de chanvre et de baies roses.

2e bol : gratin d’endives au soja

Réhydratez 15 minutes les protéines soja dans un peu d’eau tiède et un peu de sauce soja. Faites revenir les endives avec un peu de sel, puis quand elles ont déjà perdu beaucoup d’eau faites-les sauter dans l’huile d’olive à feu vif. Dans une poêle, mettez un fond d’huile et faites sauter les protéines égouttées. Au bout de quelques minutes, ajoutez le reste de la sauce soja et continuez jusqu’à ce qu’elles deviennent moelleuses. Dans une casserole, délayez la maïzena et la purée de cajou dans le lait de soja puis faites chauffer en tournant. Ajoutez le miso blanc, levure maltée et continuez jusqu’à ce que la béchamel prenne. Dans un plat, posez les protéines, étalez l’endive en pétales dessus et versez la béchamel. Passez au four 20 minutes à 190 degrés pour gratiner le tout. Servez avec un peu de persil frais dessus.

3e bol : rappez un peu de butternut, salez, massez et posez sous un poids. Après une demi-heure, pressez, assaisonnez de citron et déposez quelques raisins en tranches.

Méditation de la réconciliation

Prenez le temps de contempler l’offrande que représente votre plat. Puis, calmement, déployez votre respiration en appréciant les sensations qui émergent sans les juger. À chaque respiration, rentrez dans la douceur de recevoir un peu de la vie ainsi offerte par les aliments et dégustez votre repas en étant dans la conscience de vous réconcilier pleinement au monde.

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Valérie Dai Hatsu Duvauchelle Valérie Dai Hatsu Duvauchelle, Tenzo, marche sur la voie du zen 2.0 en déployant le sens de la communauté par la nourriture et en invitant ceux qui nous suivent à découvrir le lien qui les unit. Nomade, elle se rend entièrement Lire +
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