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Méditer en se reliant à la réalité de la vie

Chercher à contrôler sa respiration durablement est aussi vain que de vouloir contrôler son esprit. Voici comment trouver son souffle… de vie.

Posez-vous dans votre corps et dans le moment présent en adoptant la posture de référence ; imaginez que vous êtes tel un arbre relié au ciel, à la Terre, au monde entier.
Vous êtes votre arbre de vie.
Respirez tranquillement, naturellement, profondément.

Puis, inspirez par le nez, sans forcer.
Suivez mentalement le trajet de votre souffle, des narines à vos poumons, jusque dans l’abdomen.
Expirez, en suivant mentalement le trajet inverse du souffle.
Si vous le pouvez, faites une courte pause à la fin de l’inspiration et de l’expiration. Si cela vous semble difficile, ne faites rien.
Reproduisez ce mouvement du souffle, une douzaine de fois.

Observez ensuite et remarquez comment votre souffle va et vient, naturellement, sans votre intervention.
Que constatez-vous ? 
Que vous ne le dirigez pas, vous ne le créez pas, vous n’avez aucun pouvoir sur lui, si ce n’est celui de l’accompagner dans son trajet mentalement et de le moduler ponctuellement.
Dès que vous cessez de le suivre mentalement, il reprend le rythme de son mouvement.
Vous êtes respiré, chaque cellule est respirée,
Cela se fait. Vous n’avez pas à intervenir.

Tout comme il est inutile de chercher à contrôler sa respiration durablement, il est inutile de tenter de le faire pour vos pensées, vos émotions, votre esprit. Tout cela vous traverse, c’est tout. Vous êtes un canal d’énergie. Il n’y a rien à faire d’autre qu’à observer avec bienveillance ce qui se fait par votre intermédiaire.
Tout se fait pour vous, à chaque instant…
Votre corps respire.
Votre esprit, votre cœur, l’ensemble de vos organes agissent, naturellement.

Plus vous prenez le temps d’observer ces mouvements sans les juger, sans chercher à en être conscient ou à les transformer, plus votre vie est fluide et joyeuse. Car, en observant simplement vos mouvements intérieurs sans les caractériser en bien ou mal, vous apprenez à surfer sur vos mouvements de vie, et à ne rien retenir. Cette disponibilité et ouverture absolue à ce qui est vous libère intérieurement de toute identification possible.

Tant que vous étiquetez ce que vous ressentez, vous poursuivez et renforcez votre processus d’identification de ce qui vous angoisse, vous attire, vous caractérise.
Vous devenez votre propre geôlier ; vous torturez votre mental en essayant de le formater en le rattachant à des situations douloureuses qui cristallisent en vous, le plus souvent, des peurs, des besoins, en lien avec le passé et le futur. Alors que si vous acceptez humblement de vous laisser traverser, sans rien retenir, par les mouvements énergétiques qui vous parcourent, sans les nommer, vous vous en libérez peu à peu. Et la joie nourrit votre être.
En procédant ainsi, dans chaque situation de la vie quotidienne, vous constaterez petit à petit que vous pouvez laisser de plus en plus souvent les situations que vous vivez se dérouler sans tension ni stress. Telles qu’elles sont.

Catherine Barry Journaliste, et responsable de programmes à France Télévision, Catherine Barry est connue du grand public pour avoir présentée et été rédactrice en chef, entre 1997 à 2007, de la première émission hebdomadaire consacrée au Lire +
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