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Le chiffre 108 dans le bouddhisme

Que se cache derrière ce chiffre pas comme les autres ?

Le mala, le chapelet bouddhiste, que beaucoup de pratiquants, moines et moniales portent au poignet gauche, comme le Dalaï-Lama, quand ils ne l’égrènent pas en récitant prières et mantras (1), est constitué de 108 perles.

Le symbolisme attaché au nombre 108 varie en fonction des pays et des écoles bouddhistes. Selon les cas, il s’agira pour le fidèle d’évoquer par exemple en priant :
- Les 108 noms du Bouddha.
- Les 108 épreuves que Sakyamuni eut à accomplir au cours de ses nombreuses renaissances afin de réaliser l’Éveil et le nirvana, cet état libre de toute identification à la souffrance.
- Les 108 « mudra », gestes rituels exécutés par les pratiquants bouddhistes tantriques.
- Les 108 textes sacrés de Padmasambhava, le second Bouddha historique, grand maître tibétain qui importa le bouddhisme au Tibet au VIIe siècle et qui aurait caché ces textes afin de les laisser à la postérité.
- Etc.

« L’origine de toute joie en ce monde est la quête du bonheur d’autrui. » Shantidéva

Par ailleurs, dans un mala, chaque partie possède une signification symbolique précise où il est question de vacuité, de connaissance, de moyens habiles et de la compassion. Méthodes et sagesse aidant à réaliser le calme intérieur qui procure la sérénité.

Louise Mouly Journaliste free-lance. Lire +

Notes

(1) Le mantra est un support de prière et de méditation. Il consiste en une formule concentrée destinée à libérer l’esprit des concepts et de l’identification à la souffrance. Un mantra comporte de nombreuses dimensions, toutes visent à libérer l’être de la souffrance et de ses causes afin qu’il réalise le bonheur et ses causes et devienne un « Bouddha », un « Éveillé ». Dans le bouddhisme tibétain, tout mantra est récité dans le but d’aider tous les êtres, y compris soi-même, à réaliser l’Éveil et à se libérer des causes du cycle des existences, le samsara.

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